Le conte pour dire et se dire : cas du conte Maghrébin

Sari Mohammed Leila

Résumé

En tant qu’objet ancestral, le conte, transmis d’une génération à l’autre a exercé au fil du temps une fonction socioculturelle de transmission de la mémoire d’un groupe en se réadaptant à chaque fois aux nouvelles conditions sociales. Son omniprésence dans toutes les sociétés fait de lui un objet universel transportant à travers sa narration des significations propres à l’imaginaire commun des peuples d’une part et aux valeurs culturelles propres à chaque peuple d’autre part. Nous proposons dans cette étude l’analyse du discours sociopolitique dans un corpus de contes maghrébins. Ce travail s’inscrit dans une étude discursive du récit narratif à la lumière des travaux de la linguistique énonciative développée par plusieurs linguistes. Nous allons nous intéresser aux traces linguistiques par lesquels le conteur\ narrateur imprime sa marque a l’énoncé. Le repérage de ces marqueurs nous permettra de rendre compte de la manière dont les énonciateurs s’approprient le conte, s’inscrivent de façon personnelle dans un contexte de transmission différent de celui de production, tout en se positionnant en tant que passeurs d’un texte de tradition orale et en tant que représentants d’une société et d’une culture.

Mots clés

 Conte; imaginaire; énoncé/énonciation; discours sociopolitique; Maghreb