PLACE DES ARAIGNÉES DANS L’ÉCOSYSTÈME PALMERAIE DE LA CUVETTE DE OUARGLA (NORD-EST ALGÉRIEN)pdf

 

ALIOUA Y.1,  BISSATI S.2, KHERBOUCHE O.3

1. Université KASDI MERBAH Ouargla , Département des Sciences Agronomiques.

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Sciences de la terre et de l’Univers (Ouargla 30 000 Algérie)

2. Université KASDI MERBAH Ouargla.  Laboratoire Bio-ressources Sahariennes: Préservation et Valorisation. Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Sciences de la terre et de l’Univers (Algérie)

3. USTHB -Alger Laboratoire de la dynamique et biodiversité (Algérie)

Résumé : La composition aranéologique de la région de Ouargla reste très mal connue en raison de l’absence de travaux. La présente étude a été réalisée dans quatre jardins de palmiers dattiers de deux palmeraies, situées dans le bassin de Ouargla (Nord-est de l’Algérie), de novembre 2010 à Juillet 2011. Les araignées ont été échantillonnées régulièrement (10 jours entre chaque deux périodes d'échantillonnage) en utilisant trois méthodes: le piégeage, le fauchage et la chasse à vue. Les résultats obtenus ont permis de recenser au total 1905 araignées, réparties en 61 espèces, appartenant à 18 familles. La famille des Gnaphosidae est la plus représentée, avec 05 genres et 14 espèces. Elle est suivie par les Lyniphiidae et les Thomisidae avec 07 espèces pour chaque famille.

Mots clefs : Araignées, Biodiversité, Ouargla, Palmeraie, Agroécosystème saharien.

 THE POSITION OF SPIDERS IN THE PALM GROVE ECOSYSTEM OF THE BASIN OF OUARGLA (ALGERIAN NORTHEAST)

Abstract: The araniological composition in the region of Ouargla remains highly ill-known with regarding because of the absence of works. This study was carried out in four orchards of date palms in two palm groves located at the basin of Ouargla (Northeastern Algeria) from November 2010 to July 2011. Spiders were sampled regularly (10 days between each two sampling periods) using three methods: pitfall trapping, sweeping and direct hunting. The entire sample consists of a set of 1,905 spiders, to give 61species belonging to 18 families. Gnaphosidae is most represented family, 14species were recorded in five genera, followed by Lyniphiidae and Thomisidae with seven species for each family.

Key words: Spiders, Biodiversity, Ouargla, Palm grove, Saharan agroecosystem.

Introduction

 La phœniciculture est la principale activité agricole dans la région de Ouargla (Sahara septentrional algérien) qui est caractérisée par un climat hyper aride. Les palmeraies qui existent sont de deux types : mises en valeur et des palmeraies traditionnelles.

 Différents groupes zoologiques habitent de tels biotopes et possèdent une organisation spatiale très adaptée. Les Aranéides font partie des ces groupes et sont considérés comme étant un allié certain de l’agriculture, grâce aux rôles qu’ils jouent dans l’équilibre écologique des écosystèmes. En Algérie, plusieurs études portant sur l’écologie des araignées dans divers écosystèmes et agro-écosystèmes ont été menées. Par contre, au Sahara algérien, aucune étude n’a été réalisée.

 Notre travail, concerne l’étude faunistique des communautés d’Aranéides dans la région de Ouargla. Plusieurs aspects écologiques (diversité, distribution spatiale, rareté, etc…) ont été étudiés dans différentes stations de palmeraies échantillonnées.

 1.       Méthodologie

 1.1.  Présentation de la région d’étude

La région de Ouargla est située au nord-est du grand Sahara Algérien, elle est distante de 850 km de la capitale (Alger). La grande cuvette de Ouargla s’étend sur une superficie de 99000 hectares ; avec une longueur de 45 km dans la direction Sud-Ouest, Nord-Est et une largeur de 2 à 5 km [1]. D’après Rouvillois-Brigol [2], le climat de Ouargla est un climat particulièrement contrasté malgré la latitude relativement septentrionale. L’aridité s’exprime non seulement par des températures élevées en été et par la faiblesse des précipitations, mais surtout par l’importance de l’évaporation due à  la sécheresse de l’air.

 1.1.    Echantillonnage

 1.1.1.    Choix  et description des stations

 Nous avons choisi 02 stations en fonction des deux types de palmeraies (organisée et anarchique) qui existent dans la région. La première station est celle de l’université (ex ITAS), elle est située au niveau de l’ancien périmètre de Gara-Krima. Cette palmeraie de type moderne compte un effectif de 704 pieds de palmiers dattiers, ayant des écartements moyens de 9x9. En intercalaires, les espaces sont réservées aux cultures fourragères telles que la luzerne (Medicago sativa), l’avoine (Avena sativa) et l’orge (Hordeum vulgare). Nous avons choisi deux sous stations dans cette palmeraie, il s’agit de la sous station 1 (irriguée) et de la sous station 2 (non irriguée). La deuxième station et celle d’El-Ksar, elle est située aux limites Nord et Nord-Ouest de la ville de Ouargla. Cette palmeraie est un ensemble de petits jardins ayant une superficie réduite et dominés par des cultures sous jacentes. Elle représente une diversité génétique importante dont le nombre de francs est très important et le type de plantation est non organisé. Pour cette station, nous avons également choisi deux sous stations, la sous station 3 (irriguée) et la sous station 4 (irriguée).

1.1.1.   Collecte des données

 Les araignées ont été échantillonnées en utilisant de nombreuses méthodes, chacune avec sa propre limitation [3], Les différentes méthodes sont principalement destinées à des strates de végétations spécifiques, des groupes d’araignées, ou un comportement spécifique [4].

Dans le cas de notre étude, les pièges à fosse, le fauchage et la chasse à vue, sont les méthodes choisies sur tous les habitats et toutes les strates de la végétation

1.2.2.      a.       Pots Barber

 La technique d'échantillonnage la plus utilisée, souvent pour recueillir des invertébrés épigés est le piégeage actif ou les pièges à fosse (Pitfall traps). Il s’agit d’utiliser des récipients à toit ouvert, enterrés avec le niveau de la jante à la surface du sol, de sorte que tout ce qui tombe dans le récipient est piégé. Ces pièges ont dominé l’échantillonnage des invertébrés épigés [5]. Nous avons installé 32 pots cylindriques de 15 cm de profondeur et 7 cm de diamètre dans les quatre sous stations d’étude, à raison de 8 pots / sous station. Ces pots sont installés en ligne, espacés de 5m, remplis au 1/3 d’eau + un détergeant et sont laissés durant 48 heures, à raison de 3 installations / mois. Le contenu est récupéré à l’aide d’un tamis, dont la séparation des araignées de grande taille des autres invertébrés s’effectue sur site. Pour les araignées de petite taille, la séparation est réalisée au laboratoire à l’aide d’une loupe binoculaire.

 b.       Filet fauchoir

 L’échantillonnage des araignées peut s’avérer difficile en raison de l'architecture des plantes, qui peuvent limiter l'accès à certaines parties [6]. Les filets « fauchoir » sont constitués d’un tissu en coton robuste, pouvant résister à la vigueur du mouvement à travers la végétation. L'embouchure du filet est généralement circulaire. La capture des araignées se fait en « fauchant » la végétation par un mouvement de va-et-vient [7]. Le filet est vidé à intervalles réguliers (après trois à cinq balayages) pour éviter la perte et la destruction des échantillons.

 c.        Chasse à vue

 La recherche directe est probablement la méthode d'échantillonnage la plus efficace lorsque l'objectif est de trouver de nombreux insectes rares (et d'autres animaux) dans un délai court [5].Il s’agit de scanner les habitats susceptibles de loger des araignées, à l’aide d’un simple tube en matière plastique que l’on présente devant l’araignée et/ou dans bien des cas, elle pénètre d’elle-même, sans difficultés. Lorsqu’elle s’y refuse, il suffit de l’encourager à l’aide d’un pinceau ou d’une brindille [8].

 1.2.3.     Préservation et tri

 Les sorties de chasse et de récolte sont effectuées 03 fois par mois sur une période de 09 mois (Novembre 2010 à Juillet 2011). La conservation des spécimens d’araignées se fait dans des tubes en plastique contenant de l’éthanol à 75°. On joint à chaque tube une étiquette sur laquelle on note : le numéro de la sous station, la date et l’heure ainsi que la méthode de capture de l’araignée.

 1.2.4.     Détermination

 concentration. Elle se fait à l’aide d’une loupe binoculaire et suivant différentes clés de détermination. Nous déterminons d’abord les différentes familles puis les genres et ensuite les espèces.

 §  Ledoux et Canard [9], Roberts [10], Wunderlich [11], Heimer et Nentwig [12].

 Nous avons utilisé, également, quelques ouvrages spécifiques aux familles pour la détermination des genres, nous citons :

 §  Locket et Millidge [13]; Locket et al. [14]; Simon [15], Simon [16], Simon [17], Simon [18], Simon [19], Grimm [20], pour la famille des Gnaphosidae et Jocqué [21] pour la famille des Zodariidae.

 §  Pour la famille des Agelenidae, nous nous somme référés au travail de Kadik et Smai [22].

 Pour la détermination spécifique, nous avons fait appel aux articles et aux publications spécialisées :

 §  Bosmans [23], Bosmans [24], Bosmans et Abrous [25] pour le genre Plecopsis (Lyniphiidae).

 §  Bosmans et Beladjel [26], Beladjal et Bosmans  [27], pour le genre Harpactea (Dysderidae).

 §  Bosmans [28] pour le genre Zodarion (Zodariidae).

 2.       Analyse des données

 2.1.  Abondance et Abondance relative

 L’abondance est une variable quantitative qui désigne le nombre total des individus d’une espèce. L’abondance relative d’une espèce est le nombre d’individus de cette espèce par rapport au nombre total d’individus des peuplements. La valeur de l’abondance relative est donnée en pourcentage par la formule suivante:

Avec : ni = nombre d’individus d’une espèce.

            N = nombre total d’individus récoltés.

 2.2.  Fréquence d’occurrence

 La constance (C) ou fréquence d’occurrence est le rapport du nombre de relevés contenant l’espèce étudiée (Pi) au nombre total de relevés (P) ; exprimée en pourcentage  [29].

 Bigot et Bodot distinguent quatre catégories d’espèces selon leur constance [30]:

 -          Les espèces dites constantes sont présentes dans 50 % ou plus des relevés effectués.

 -          Les espèces accessoires sont présentes dans 25 à 49 % des prélèvements.

 -          Les espèces accidentelles sont celles dont la fréquence d’occurrence varie entre 12,5 et 24 %.

 -          Les espèces accidentelles, qualifiées de sporadiques, ont une fréquence inférieure à 12,5 %.

 2.3.  Richesse spécifique totale

 La richesse spécifique totale (S) est le nombre d’espèces contractées au moins une seule fois au terme de N relevés effectués. L’adéquation de ce paramètre à la richesse réelle est bien entendu d’autant meilleure que le nombre de relevés est plus grand [31].

 2.4.  Richesse spécifique moyenne

 La richesse spécifique moyenne (Sm) est utile dans l’étude de la structure des peuplements. Elle est calculée par le rapport entre le nombre total d’espèces recensées lors de chaque relevé sur le nombre total de relevés réalisés. Elle exprime le nombre moyen d’espèces présentes dans un échantillon [32].

 2.5.  Indice d’équirépartition des populations (équitabilité)

L’indice d’équitabilité ou d’équirépartition (E) est le rapport entre la diversité calculée () et la diversité théorique () qui est représenté par log2 de la richesse totale (S) [32]. 

         

 : Indice de diversité de SHANNON

 S : Richesse spécifique

 D’après Rebzani-Zahaf [33] cet indice nous renseigne sur l’état d’équilibre du peuplement selon lequel cinq classes ont été établies:

 -          E > 0,80 : peuplement en équilibre.

 -          0,80 > E > 0,65 : peuplement en léger déséquilibre.

 -          0,65 > E > 0,50 : peuplement en déséquilibre.

 -          0,50 > E > 0 : peuplement en déséquilibre fort.

 -          E = 0 : peuplement inexistant.

 De plus, une valeur de E proche de 1 signifie que l’espace écologique est plein. Le milieu apporte les conditions nécessaires au bon développement des espèces. Il n’y a pas d’espèces prédominantes, la compétition alimentaire est équilibrée. Une valeur proche de 0 indique un déséquilibre dans la distribution taxonomique. Le milieu est plus favorable au développement de certaines espèces pouvant être préjudiciables à d’autres.

 3.       Résultats et discussions

 3.1.  Etude biologique

 3.1.1.     Composition de la faune aranéologique

 La faune récoltée, en ne tenant pas compte des juvéniles, est composée de 418 individus répartis en 18 familles, 37 genres et 61 espèces. Les espèces identifiées sont rangées selon la classification de Platnick [34].

 La famille des Gnaphosidae représente la famille la plus diversifiée parmi les individus récoltés (14 espèces), suivie par les familles des Thomidae et des Lyniphiidae avec 7 espèces puis la famille des Lycosidae avec 6 espèces. Les autres familles possèdent entre une et quatre espèces (Tableau. 1).

1.1.1.     Composition des stations en araignées

 Dans l’ensemble des stations d’étude, un nombre de 418 individus adultes a été récolté. Les faibles effectifs ont été enregistrés au niveau des sous stations 2 et 4 avec respectivement 37 et 74 individus (Tableau 2).  Dans la sous station 3, un nombre de 126 individus a été noté avec trois familles caractéristiques (Zoridae, Dictynidae et Tetragnathidae), et pour la sous station 1, nous avons récolté 181 individus. Ces variations d’effectifs entre les sous stations s’expliquent probablement par la structure de la végétation, influencée par l’abondance ou la rareté des eaux d’irrigation.

1.1.  Etude synécologique

 1.1.1.     Abondance des familles

 Pour l’ensemble des méthodes d’échantillonnage pratiquées, la famille, des Lycosidae ou « araignées loup » dominent  avec 116 individus (27,8%) (figure 1). Ces dernières sont d’excellents chasseurs, elles occupent presque chaque habitat terrestre [35]. Par contre, la famille des Zoridae est la plus rare et représentée par un seul individu (0,2 %).

1.1.1.     Fréquence d’occurrence

L’étude de la fréquence d’occurrence dans chaque sous station a révélé que la majorité des espèces recueillies sont sporadiques (très rares) dont leurs fréquences d’occurrence ne dépassent pas le seuil de 12,5. Par contre, une seule espèce a été considérée comme espèce constante (FC > 50), il s’agit de Pardosa sp.1 dans les sous stations 1, 3, et 4. (figure 2).

 

1.1.1.     Richesse spécifique totale et richesse moyenne

 Dans l’ensemble de nos sous stations d’étude, nous avons enregistré un nombre de 61 espèces, La plus grande richesse est repérée au niveau de la sous station 1 avec 45 espèces, suivie par la sous station 3 avec 34 espèces. En troisième et quatrième position viennent les sous stations 4 et 2 avec, respectivement 31 et 21 espèces (tableau 3).

 Nous remarquons que la richesse spécifique dans chaque sous station est proportionnelle à l’abondance des individus. Ainsi, les sous stations 1 et 3 sont les plus nanties. Cette richesse est probablement liée à la diversité floristique de ces lieux, car ces stations sont dominées par des cultures sous jacentes.

Dans toutes les sous stations d’étude, 15 espèces ne sont représentées que par un seul individu. Elles sont probablement rares ou peu actives, ou bien elles sont actives durant la période non échantillonnée (août, septembre et octobre), ou bien encore que les méthodes d’échantillonnages pratiquées (chasse à vue, fauchage, pots Barber) ne sont pas adéquates pour leur capture, Il s’agit de :

 -          Latrodectus sp.1 (Theridiidae)

 -          Drassodes Sp.2, Zelotes sp.4 (Gnaphosidae)

 -          Ozyptila sp.2 Firmicus sp.2 (Thomisidae)

 -          Cyrtarachne sp.2 (Araneidae)

 -          Diplocephalus sp.1, Erigone sp.1, Lepthyphantes sp.1, Meionita sp.1 (Linyphiidae)

 -          Scytodes sp.2 (Scytodidae)

 -          Pardosa sp.3 (Lycosidae)

 -          Pholcus sp.2 (Pholcidae)

 -          Zora sp.1 (Zoridae)

 -          Philodromus sp.2 (Philodromidae)

 1.1.1.     Diversité spécifique et équitabilité

 La valeur de diversité la plus élevée (4,39 bits) est enregistrée au niveau de la sous station 1, qui possède également la richesse spécifique la plus importante (45 espèces). Les valeurs de H’ dans les autres sous stations sont assez proches. Elles sont équivalentes, pour les sous stations 2 et 3 (4,19 bits) (Tab.4).

 Les valeurs de l’équitabilité sont élevées pour toutes les sous stations d’étude, Elles varient entre 0.80 et 0.95 (Tab. 16) avec une moyenne de 0,85. La sous station 2 présente une valeur supérieure à la moyenne (0.95), suivie par les sous stations 3, 4 et 1 avec respectivement, 0.83, 0.81 et 0.80.

D’après les valeurs élevées de l’indice de Shannon, nous constatons une grande diversité au niveau de toutes les sous stations. Cela implique une égalité des contributions individuelles au couvert végétal [29].

 La sous station 1 se caractérise par un couvert végétal diversifié et une irrigation abondante, le même cas est enregistré au niveau de la sous station 3.

 Les valeurs de l’équitabilité indiquent que tous les peuplements des sous stations d’étude sont équilibrés, ce qui se traduit par une équirépartition des individus des différentes espèces récoltées.

 Au niveau de la sous station 2, malgré la sécheresse qui domine ce milieu (absence d’irrigation) et malgré le faible nombre d’espèces présentes, il est hautement équilibré (E= 0.95), il est dominé par les espèces errantes dont leur survie n’exige pas la présence d’une strate végétale herbacée. Ces araignées préfèrent les milieux secs et abandonnés, où les débris végétaux dominent, et la poursuite des proies sera plus facile.

  Conclusion

 Ce travail qui constitue un premier inventaire de la faune d’aranéides dans une région du Sahara septentrional algérien nous a permis, sur une période de neuf mois d’étude, de récolter 1905 individus d’araignées dont 213 mâles, 205 femelles et 1905 juvéniles, appartenant à 61 espèces.

 Les familles desLycosidae et des Gnaphosidae sont les plus abondantes dans l’ensemble des sous stations d’étude.

 L’étude de la constance a révélé la présence d’une espèce constante (Pardoda sp.1) au niveau des 3 sous stations d’étude (SS1, SS3 et SS4).

 La richesse spécifique des peuplements étudiés a montré que, les sous stations irriguées sont plus nanties que les moins irriguées.

 L’indice de Shannon montre que tous les milieux irrigués sont très diversifiés et l’équitabilité étudiée confirme une équirépartition des individus d’araignées.

 En conclusion, nous pouvons dire que le type de la palmeraie n’a aucune influence sur l’activité des araignées. Le principal déterminant de l’existence de ces peuplements étudiés dans cet agroécosystème est l’eau, donc le type et la structure de la végétation avec.

 Références bibliographiques

 [1]  .Djidel M.  2008 - Pollution minérale et organique des eaux de la nappe superficielle de la cuvette de Ouargla (Sahara septentrional, Algérie), Thèse de doctorat, UBM, Annaba, 165p.

 [2]  .Rouvillois-Brigol M.  1975 - Le pays de Ouargla (Sahara algérien). Variation et organisation d’un espace rural en milieu désertique. Ed. Publ. Univ. Sorbonne, Paris, 316 p.

 [3]  .Breene R. G. 1993 - Biology, predation ecology and significance of spiders in Texas cotton ecosystems with a key to the species. Tex. Ag. Exp. Stn. Bull. 1711.

 [4]  .Kapoor V. 2006 - An assessment of spider sampling methods in tropical rainforest fragments of the Anamalai hills, Western Ghats, India, Zoo’s print journal, 21(12): pp. 2483-2488.

 [5]  .Uetz G.W. and Unzicker J.D. 1976- Pitfall trapping in ecological studies of wandering spiders. Journal of Arachnology, 3: pp. 101-111.

 [6]  .Howell J.O. and Pienkowski R.L. 1971- Spider populations in alfalfa, with notes on spider prey and effect of harvest. J. Econ. Entomol., 64: pp. 163- 168.

 [7]  .Bouget C. et Nageleisen L-M.  2009- L’étude des insectes en forêt : méthodes et techniques, éléments essentiels pour une standardisation, ed. Office national des forêts, Paris, 144 p.

 [8]  .Hubert M.  1979 - Les araignées, Ed. Boubée, Paris, 277p.

 [9]  .Ledoux J.C. et Canard A.  1981-Initiation à l’étude systématique des araignées. Ed. Domazan, Paris, 56 p.

 [10]    .Roberts M.J. 1985- The spiders of Great Britain and Ireland. Ed. Harley books, London, 227p.

 [11]    .Wunderlich J. 1987- The spiders of Canary Islands and Madeira. Adaptive radiation, biogeography, revisions and description of new species, Ed. Tropical scientific books. Triops, Germany, 435 p.

 [12]    .Heimer S., Nentwig W. 1991- Spinnen Mitteleuropas, Ed. Paul Parey, Berlin, 531p.

 [13]    .Locket G. H. and Millidge A. F. 1951- British spiders I. Ed. Ray society, London, 310 p.

 [14]    .Locket G. H., Millidge A.F. and Merrett P. 1974- British spiders. Ed. Ray society, London, 3 : pp.1-314.

 [15]    .Simon E.  1914- Les Arachnides de France, tome I, Ed. Rosert, Paris, 308 p.

 [16]    .Simon E.  1926- Les Arachnides de France, tome II, Ed. Rosert, Paris, 223 p.

 [17]    .Simon E.  1929 - Les Arachnides de France, tome III, Ed. Rosert, Paris, 239 p.

 [18]    .Simon E.  1932 - Les Arachnides de France, tome IV, Ed. Rosert, Paris, 205 p.

 [19]    .Simon E. 1937 - Les Arachnides de France, tome V, Ed. Rosert, Paris, 319 p.

 .Grimm U., 1985- Die Gnaphosidae mitteleuropas (Arachnida, Araneae), Abh. Naturn. Ver., Hamberg, 26: 1-318.  

 [22]    .Jocqué R.  1991- A generic revision of the spider family Zodariidae (Araneae), Bull. Am. Mus. nat. Hist., 201: pp. 1-160.

 [23]    .Kadik F. et Smai S.  1989- Etude systématique et taxonomique de la famille des Agelenidae d’Afrique du nord. Mémoire de D.E.S., I.S.N.

 [24]    .Bosmans R.  1985a - Etude sur les Linyphiidae nord africaines. II. Le genre Oedothorax Bertkau en afrique du nord, avec une révision des caractères diagnostiques des mâles des espèces ouest paléarctique, Biol. Jb. Dodonaea, 53 : pp. 58-75.

 [25]    .Bosmans R.  1985b - Etude sur les Linyphiidae nord africaines. III. Les genres Troglohyphantes Joseph et Lepthyphantes Menge en Afrique du nord (Araneae, Linyphiidae), Rev. Arachnol., 6 : pp. 135-178.

 [26]    .Bosmans R., Abrous O. 1992- Studies on north Africain Lyniphiidae. VI. The genre Pelecopsis Simon, Trichoptera Kulczynski and Ouedia gen. n, Bull.Br. Arachnol. Soc., 9: pp. 65-85.

 [27]    .Bosmans R. et Beladjal L. 1988- The genus Harpactea Bristowe in North Africa. Comptes rendus XI colloque européen d’Arachnologie, Berlin, septembre 1988 : pp. 250-255.

 [28]    .Bosmans R. 1997- Revision of the genus Zodarion Walckner, 1833, part II.Western and central Europe, including Italy (Araneae : Zodariidae), Bull. Br.arachnol. Soc., 10: pp. 265- 294.

 [29]    .Dajoz R.  2006- Précis d’écologie, 8e Edition, Ed. Dunod, Paris, 631 p.

 [30]    .Bigot L. et Bodot P.  1973-Contribution à l'étude biocénotique de la garrigue à Quercus coccifera. Vie et Milieu, 23-1(c): pp. 15-43.

 [31]    .Blondel, J.  1979- Biogéographie et écologie. Masson Ed., Paris p173.

 [32]    .Ramade F.  2009- Eléments d’écologie: Ecologie fondamentale (4e Edition), Ed. Dunod, Paris, 689 p.

 [33]    .Rebzani-Zahaf C.  1992- Le peuplement macrobenthique du port d'Alger : impact de lapollution, Hydroécol. Appl.  Volume 4, 1992, pp 91 – 103.

 [34]    .Platnick N. I. 2011- The world spider catalog, Version 12.0, American Museum of Natural History. http://research.amnh.org/iz/spiders/catalog/index.html.

.Barrion A.T. and Litsinger J.A. 1995- Riceland Spiders of South and Southeast Asia, ed. Cab International, UK, 716 p