1.4.- Milieu de culture: Milieu PDA (Potatoes Dextrose Agar).

 1.5.- Etude de l’effet des huiles essentielles sur la croissance mycélienne de Fusarium oxysporum f. sp radicis lycopersici 

 Après stérilisation et répartition des milieux dans des boites de pétri à raison de 15 ml par boite, l’extrait de l’huile essentielle est dilués avec le D.M.S.O (diméthyle sulfoxyde) jusqu’à l’obtention des concertations désirées (0%, 0.1%, 0.5%, 1%, 2%, 3% et 5%). Un quantité de 1ml de chaque concentration sont rajoutées  à chaque boite de Pétri contenant le milieu de culture en surfusion. Après solidification du milieu l’ensemencement se réalise avec des explants de 5 mm de diamètre prélevés d’une culture âgée de 7 jours, à l’aide d’un emporte pièce stérile. Ces explants sont déposés dans un puits creusé préalablement avec une pipete pasteur stérile au centre de la boite de pétrie contenant des doses croissante de l’huile essentiel. Trois répétitions sont retenues pour chaque concentration.

 1.5.1.- Estimation de la croissance mycélienne

 La technique consiste à mesurer la croissance linéaire et diamétrale des colonies en  utilisant la formule suivante [6,7]:          

 L = D-d / 2

  L: croissance mycélienne

 D: diamètre de la colonie

 d: diamètre de l’explant

 1.5.2.- Evaluation du taux d’inhibition de la croissance mycélienne

 Les résultats obtenus à partir de l’estimation de la croissance mycélienne sont aussi exprimés en pourcentage (%) par rapport a la croissance mycélienne du témoin selon la formule décrite par Leroux et Credet [1].

 T (%) = (L-I  L) x 100. T : taux d’inhibition.. L : croissance mycélienne du témoin.. I : croissance mycélienne des champignons subissant le traitement

 1.5.3.- Détermination des concentrations inhibitrices (CMI)

 Il s’agit en parallèle d’évaluer la CMI (Concentration Minimale Inhibitrice), plus petite concentration pour laquelle aucun développement n’est visible à l’œil nu.

 1.5.4.- Analyse statistique des donnés.

 Les analyses de variance ont été réalisées par le logiciel statistique Stat box version 6,4 copyright Grinmer logiciels 1997-2002, Paris). Pour chaque cas, les différences ont considérées hautement significatives a p<0.01.

 2.- Résultats et discussion

 Artemisia herba alba présente un rendement de 1% et une densité de 0.82 d’huile essentielle. Pour les tests sur la croissance mycélienne des deux formes spéciale (F1 et F2) du Fusarium Oxysporum f. sp. Radicis lycopersici avec les différentes concentrations d’huile essentielle extraite, ont remarque que la croissance mycélienne démarre après le deuxième jour pour la concentration de 0,1% et après le troisième jour pour la concentration de 0.5%, par contre pour la concentration de 1% ; elle démarre après le cinquième jour, au-delà de cette concentration ont observe aucune croissance (tab. I et II)

 Tableau I.- Croissance mycélienne (cm) de FORL F1 en fonction

 du temps et de la concentration en HE d’A. herba alba

Tableau II.- Croissance mycélienne (cm) de FORLF2 en fonction du temps et de la concentration en HE d’A. herba alba

 Des différentes de sensibilité ou de résistance sont notées selon les concentrations et les différentes souches testées car ont observe que la souche F1 est plus résistante par rapport à la souche F2. Les témoins des deux souches (F1 et F2) présente des résultats négatives ceci implique que l’activité antifongique est due uniquement aux substances renfermées dans les extrais d’HE. 

 En général, les résultats obtenus avec les différentes concentrations de l’extrait révèlent que l’activité inhibitrice croit au fur et à mesure que la concentration augmente. En effet, des études récentes ont montrés que l'importante action antimicrobienne d’huile essentielle de la plante étudiée est en relation avec leurs fortes teneurs en α-thuyone et en camphre. Ces composés phénoliques sont réputés a avoir une grande action antibactérienne et antifongique [8].

 Une activité inhibitrice de 100%  a été remarquée par l’application d’une concentration de 200 µl/ml (fig. 3); la valeur de CI50 semble être proche aux environs de concentration qui est : 0.1 % de l’extrait d’HE sur les deux souches F1 et F2. (fig. 4)

 Des différentes de sensibilité ou de résistance sont notées selon les concentrations et les différentes souches testées car ont observe que la souche F1 est plus résistante par rapport à la souche F2. Les témoins des deux souches (F1 et F2) présente des résultats négatives ceci implique que l’activité antifongique est due uniquement aux substances renfermées dans les extrais d’HE. 

 En général, les résultats obtenus avec les différentes concentrations de l’extrait révèlent que l’activité inhibitrice croit au fur et à mesure que la concentration augmente. En effet, des études récentes ont montrés que l'importante action antimicrobienne d’huile essentielle de la plante étudiée est en relation avec leurs fortes teneurs en α-thuyone et en camphre. Ces composés phénoliques sont réputés a avoir une grande action antibactérienne et antifongique [8].

 Une activité inhibitrice de 100%  a été remarquée par l’application d’une concentration de 200 µl/ml (fig. 3); la valeur de CI50 semble être proche aux environs de concentration qui est : 0.1 % de l’extrait d’HE sur les deux souches F1 et F2. (fig. 4)

Conclusion

 Les plantes médicinales représentent une source inépuisable de substances et composés naturels bioactifs. Les huiles essentielles ont été obtenues à partir d’une hydrodistillation, dans lequel le distillat a subi une décantation en utilisant un solvant de l’hexane, alors qu’on sait qu’il n’y avait  aucun effet de ce solvant sur les souches testées. La détermination des rendements en huiles essentielles ont montré une rentabilité en huile volatile chez La plante d’Artemisia herba-alba.

 A travers cette étude et d’après les résultats obtenus, ont constate que l’huile essentielle Artemisia herba albas’est avérée un agent antifongique efficace contre FORL(F1 et F1)à une dose de 200µl/ml. L’activité inhibitrice croit au fur et à mesure qu’augmente la concentration en extrait naturel pour les deux souches fongique de Fusarium Oxysporum f. sp radicis lycopersici. Il ressort que l’armoise pourrait être valorisée d’avantage particulièrement dans la lutte contre de nombreuses espèces fongique responsables des différentes formes phytopathogènes. L’efficacité in vitro pourrait être expliquée par la richesse de cette plante spontanée en composés aromatique. 

 En fin, l’ensemble de ces résultats obtenus in vitro ne constitue qu’une première étape dans la recherche des substances de source naturelle biologiquement active. Des essais complémentaires seront nécessaires et devront pouvoir confirmer les performances mises en évidence.

 Références  bibliographiques

 [1].- Leroux,  P.,  Credet  A.,  1978.-  Document sur l’étude de l’activité des fongicide.  INRA,  Versailles,  France, 12 p.

 [2].-  Minaud J. et Pelossier S.,  1979.- La biologie des sols.  Ed Presses universitaire de France,98 p.

 [3].- Beckman C. H., 1987.- The nature of wilt diseases of plants. St Paul MN American, phytopathological Society, 175 p.

 [4].- Caree P., 1953.- Précis de technologie et de chimie industrielle. Ed. Ballière JB. et fils, 238p.

 [5].- Afnor, 1996.- Détermination des huiles essentielles, Indice de classement. N F-75-006, Paris.

 [6].-  Brewer D., 1960.-  Studies  in Asochyta piri. Canadian Journal of botanic, 38: 705-717. 

 [7].-  Leach C. M., 1962.- The quantitative and qualitative relation ship ultraviolet and visible radiation in the induction of reproduction in Asochyta  pisi. Canadian Journal of botanic, vol. 40: 1577-1602.    

 [8].- Saleh Mahmoud A., Belal Mohamed H. et El-Baroty G., 2006.- Fungicidal  activity of Artemisia herba alba Asso (Asteraceae)  vol. 41 (3): 237-244.pdf