IMPACT DE LA NATURE DU REGIME, DES QUANTITES D'EAU CONSOMMEES ET DES CONDITIONS CLIMATIQUES (TEMPERATURE) SUR LES
pdf PERFORMANCES DES VACHES LAITIERES DANS LA REGION DE GHARDAÏA

OUARFLI L.et CHEHMA A.

Université Kasdi Merbah Ouargla , Laboratoire des Bio-ressources Sahariennes : Préservation et Valorisation, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie , Algérie

 

 

Résumé : Ce travail a pour objectifs la caractérisation de l’intensité du stress thermique auquel sont exposées les vaches laitières dans la région de Ghardaïa en utilisant l’Index Température Humidité (THI) et l’étude des effets du stress sur les performances de production. Dans une première étape,  l’index THI a été calculé sur une période de 07 mois (Octobre au  Avril) à partir des moyennes mensuelles de température et d’humidité relative. Par la suite, les performances moyennes  de production ont été calculées pour la même période à partir des données des 05 exploitations. Les résultats obtenus ont mis en évidence l’existence d’un stress thermique dans la région de Ghardaïa à partir du mois d’avril jusqu’au mois d’Octobre avec des valeurs de THI variant de 72,55  à 84,21 dépassant ainsi le seuil critique de 72 établi pour la vache Holstein. La production laitière journalière par vache a diminué de 18,49 %  entre les mois de mars et avril et la part (%) du concentré dans les rations distribuées au niveau des exploitations varient  entre 45,35 et 75,60 % de la ration énergétique d’une moyenne de 61,96 et entre 0,52 et 0,69 UFL par kg de lait d’une moyenne de 0,60 UFL par kg de lait. Il existe une forte corrélation entre le THI et la température rectale (0,96). La quantité d’eau bue moyenne enregistrée est de l’ordre de 84,40 ± 6,14 l / j, et l’analyse de la corrélation entre les paramètres qui influent la quantité d’eau bue,  montre une corrélation de (0,80)  avec le THI et de (0,39) avec la MSI.

Mots clés: THI, vache, production, concentré, quantité d’eau consommée, Ghardaïa

Impact of the nature of the regime, the quantities consumed of water and climatic conditions (temperature) on the performance of dairy cows in the region of Ghardaia

Abstract: This work aims to characterize the intensity of the heat stress which are exposed dairy cows in the region of Ghardaia using the Temperature Humidity Index (THI) and study the effects of stress on production performance. In a first step, the THI index was calculated over a period of 07 months (October to April) from the mean monthly temperature and relative humidity. Thereafter, the average production performance was calculated for the same period based on data from 05 farms. The results showed the existence of a thermal stress in the region of Ghardaia from April until October with THI values ​​ranging from 72,55 to 84,21 and beyond the critical threshold of 72 established for the Holstein cow. Daily milk production per cow decreased by 18,49% between March and April and the share (%) concentrate in the rations at the farm level vary between 45,35 and 75,60 % of energy intake an average of between 0,52 and 61,96 UFL 0,69 kg of milk from 0,60 UFL per kg milk. There is a strong correlation between THI and rectal temperature (0, 96). The amount of water drunk average is recorded in the order of 84,40 ± 6,14 l / h , and the analysis of the correlation between the parameters that influence the quantity of water consumed , shows a correlation ( 0,80 ) with the THI and (0,39 ) with the MSI .

Keywords: THI, cow, production, concentrate, quantity of water consumed, Ghardaia

Introduction

             En Algérie, l’élevage bovin laitier a été retenu comme axe majeur pour la fourniture de protéines animales. Cependant, la production laitière nationale ne couvre actuellement que 18% des besoins usuels [1]. La quantification directe de l’effet des conditions climatiques  sur la production laitière est difficile, car elle est fortement affectée par l’alimentation et la conduite d’élevage [2, 3]. Les vaches laitières hautement productrices sont les plus sensibles au stress thermique [4, 5].

D’un autre côté, environ un tiers de la population bovine dans le monde se trouve dans les zones arides. Elles sont  soumises à des températures ambiantes élevées  et exposé au   rayonnement solaire pendant des périodes prolongées [6]. Pour les vaches laitières, la hausse des températures accompagnée d’une humidité de l’air élevée dans les étables de bovins laitiers  se traduit par une baisse de la consommation de fourrage et de la production laitière et par une altération de la qualité du lait [7].

             Selon Hristov et al [8], l’effet négatif du climat peut provoquer une diminution du rendement laitier de l’ordre de 3 à 10%. Par ailleurs, West [7] rapporte que la production de lait diminue de l’ordre de 33 à 50%  quand la température ambiante dépasse 35° à 40°C.

             De plus, le besoin de liquides s’accroît et d’autres conséquences des longues périodes de canicule concernent la reproduction, la croissance et la santé [9]. Dans ce contexte, la région de Ghardaïa (Sahara Septentrional  Algérien) un nouveau système de type intensif  s’est installé à travers des fermes d’élevage spécialisées qui connait une véritable dynamique [10].

             L'objectif principal du présent travail est d’évaluer l’effet des conditions climatiques et la conduite d’élevage sur les performances de production des bovins laitiers. Et aussi bien, pour avoir une idée sur la période d’existence du stress thermique dans la région d’étude et de faire un diagnostic sur la nature de régime alimentaire et la variation de quantités d’eau bues, afin de dégager des recommandations générales sur les stratégies à adopter afin de minimiser l’effet néfaste du stress thermique.

1. Matériel et méthodes

             L’étude a été réalisée dans 05 exploitations laitières situées dans la région de Ghardaïa. (Deux fermes dans la région d’El Atteuf (ferme 01 et 03) et trois fermes dans les régions, Metlili, Guerrara et Zelfana (respectivement 02, 04 et 05). (figure 01)

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Exploitation 1 et Exploitation 2 : commune d’El-Atteuf Exploitation 3 : commune de Metlili ; Exploitation 4 : commune de Guerrara ;  Exploitation 5 : commune de Zelfana

·         Afin d’atteindre notre objectif, nous avons réalisé un suivi de cinq exploitations de bovins laitiers dans la wilaya de Ghardaïa, sur 56 vaches de races Holstein Pie-Noire, Holstein Pie-Rouge, Montbéliarde, Brune des alpes et Fleckvieh  en début de lactation.

$·         Pour étudier l’effet du stress thermique sur la production laitière, on a utilisé les données météorologiques collectées (température ambiante moyenne et l’humidité relatif de l’air)  d’après la  station météorologique de (ONM Ghardaïa), afin de calculer  l’Index de Température-Humidité « THI ». La formule utilisée est  celle décrite par NRC [11]

THI= 0,8 Ta + HR (Ta - 14,4) + 46,4.

$·         Un questionnaire relatif à la quantité de Matières brutes (MB) ingérées/vache/ jour, sont calculées selon la  de la quantité totale d’aliment distribuée et divisée par le nombre de vaches recevant cet aliment

$·         La prise de la température rectale se fait à l’aide d’un thermomètre électronique pénétré dans le rectum de la vache (8 cm) pendant 30 secondes

$·         Les quantités de matières sèches ingérées (MSI) sont ensuite converties en UFL, PDI, Ca et P sur la base des valeurs nutritionnelles de ces  aliments (à partir données de L’INRA [12] (tableau 1).

Tableau 1: Valeur nutritive des aliments utilisés par les éleveurs

Aliment

MS (g/kg)

UFL

PDI (g)

P (g)

Ca (g)

UEL

Ensilage de maïs

880

0.9

51

2.5

3.5

1.03

Ensilage d’orge

350

0.69

50

3

4

1.03

 Foin de luzerne

850

0,67

94

2.5

13

1.03

foin d'avoine

880

0,5

20

3

6,5

1,27

Paille de blé

880

0,42

22

1

3,5

1,6

Son de blé

868

0,9

96

12,8

1,5

/

Grains de maïs

860

1,27

82

3,5

0,3

/

Tourteaux de soja

883

1.20

285

7.5

3.3

/

$1·         Evaluation des quantités d'eau absorbées  (m3) est évaluée par le calcul de diminution du volume d’eau dans l’abreuvoir

$1·         Le lait produit est extrait à l’aide d’une machine à traire à raison de deux fois par jour (matin et soir) et au niveau des 05 exploitations. L’intervalle entre les deux traites est de 10 h  (06 :00 à 16 :00 ). La production laitière évaluée sur la base de mesure de la quantité journalière moyenne de lait produite /VL/Jour.

2. Résultats et discussion 

2.1. Diagnostic de l’alimentation des 05 exploitations étudiée

             De l’analyse des rations distribuées par les éleveurs, il ressort que pour les exploitations 02, 03 et 05 il y a une distribution exagérée des concentrés par rapport aux fourrages grossiers, ce qui engendre une suralimentation énergétique qui, en plus de l’élévation de coût de l’alimentation, peut entrainer des effets négatifs sur la production laitière telle que le syndrome de la vache grasse, les acidoses…etc.

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             En effet, on a enregistré, respectivement pour ces exploitations, des proportions de concentrés de 55,38, 66,21 et 62,47 % de la MS de la ration, contre 44,62%, 33,78 et 37,53 % de la MS de la ration, respectivement pour les exploitations 02, 03 et 05.

             La part du concentré dans l’apport énergétique (UFL) total pour les vaches laitières dans les cinq exploitations varie entre 45,35 et 75,60 %,  d’une moyenne de 63,82 %.

             La part moyenne de (PDI) du concentré est de 73,73 % par rapport à la ration totale, avec des extrêmes allant de 54,73 à 86,60 %.

             Selon Craplet et al, [13], la part de concentré ne doit pas dépasser 60% dans la ration de la vache laitière. Lorsque ’accroissement de l’apport de concentré chez les vaches laitières se traduit simultanément par une baisse de l’ingestion du fourrage [14] et [15].

             La part du concentré dans l’apport énergétique total pour les vaches laitières dans les cinq exploitations (figure 2) varie entre 45,35 et 75,60 %,  avec une moyenne de 63,82 %. Cette valeur moyenne d’utilisation du concentré est supérieure de celles rapportées par Ouakli et Yakhlef [16] qui est de 56% et de celles observées par [17], dans les élevages périurbains de Rabat-Salé avec un taux de 51%.

2.2. Période et intensité du stress thermique dans la région d’étude 

             L’analyse des données climatiques (figure 3) montre que le bovin laitier élevé dans la région de Ghardaïa est exposée à un stress thermique durant la période allant  du mois d’Avril au mois d’octobre, caractérisée par des valeurs THI qui dépassent le seuil critique de 72,  proposé par Johnson [18].  Par contre, la période allant du mois de novembre au mois de mars ne dispose pas de stress thermique car les valeurs  de THI ne dépassent pas le seuil critique de 72.

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             A partir les données de THI illustrés dans la figure 2, et selon la classification de Armonstrong [19],on peut distinguer que la vache laitière est exposée à un stress thermique moyen à modéré, pendant les mois d’avril, mai et juin avec des valeurs THI respectifs de 72,55, 77,32 et 81,74.  Et à un stress thermique sévère pendant les mois de juillet, août et septembre, où les valeurs de THI sont de 84,21, 85,49 et 82,02, respectivement.

             Par contre, la période qui n’a pas enregistré de stress thermique est  composée des mois de ; novembre, décembre, janvier, février et mars avec des valeurs de THI de 68,19, 62,38, 61,37, 64,10 et 69,56, respectivement.

             En effet, les conditions climatiques dans les régions sahariennes, traduisent un stress thermique essentiellement modéré à sévère qui affecte les performances zootechniques des bovins laitiers. Nous considérons que les variations observées au niveau des performances restent à notre avis limitées aux variations saisonnières couramment observées dans les élevages laitiers à travers le monde [20].

2.3. L’influence de THI sur la température rectale 

            La variation des valeurs moyennes des températures rectales des vaches laitières prises après la traite du soir à 16 :00  au cours de la période de mois d’octobre au mois d’avril est représentée dans la figure 4.

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             Les moyennes de températures rectales mesurées pendant la période de suivi varient de 38,55 à 39,03 °C (soit une augmentation de 0,48°C) lorsque les valeurs de THI varient de 53,18 à 72,82.

             Ceci peut s’explique parla forte corrélation existant entre le THI et la température rectale (r = 0,96), en effet, Plus il fait chaud, plus la température rectale des vaches laitières augmente.

2.4. La production laitière en fonction des valeurs THI

             Les résultats obtenus, montrent que la production laitière moyenne journalière par vache par exploitation chute durant les mois du control (d’Octobre à Avril) (figure 5)

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             La diminution de la production laitière est plus accentuée pendant le mois d’avril. En effet, dans les 05 exploitations la production moyenne par vache passe respectivement de 15,24, 15,61, 17,88, 17,26 et 17,41 kg au mois de mars à 12,28, 12,54, 14,82, 14,08 et 14,30 kg  pendant le mois d’Avril.

             A cet effet, on enregistre une diminution de la production de l’ordre de 2,96, 3,07, 3,06, 3,18 et 3,11 kg de lait, et un taux de régression de l’ordre de  19,42, 19,66, 17, 11, 18,42 et 17,86% entre mars et avril. Et les valeurs THI correspondants passent de 67,05 en mars à  72,82 en avril, soit une augmentation de l’ordre de 5,77 unité de de THI.

             Dans d'autres études, a été également observé l’effet des conditions climatiques (THI) sur la production laitière, Tel que, rapportés par Cincović et  Belić [04], en Serbie, lorsque le THI atteint 72,  la diminution du rendement de lait par jour et par vache est de l’ordre de  0,20  kg. Aux Etats Unis, West  [7] a montré que la production laitière journalière de la race Holstein diminue en moyenne de  l’ordre de 0,88 kg par unité de THI. Selon  Gantner [21], la perte quotidienne  la plus élevée de la production de lait (0,90 kg / unité THI)  a été déterminée chez les primipares.

             Zimbelman et al [22], ont montré que la production de lait  a diminué d’environ  2,20 kg / jour pour les valeurs de THI allant de 65 et 73.  Selon Bouraoui et al [23], dans les conditions méditerranéens,, lorsque l'indice de THI augmente de 68 à 78, la baisse de la production laitière s'élève à 4 kg, et pour chaque augmentation d'une unité THI, au-dessus de 69, la production de lait par jour et par vache régresse de  0,41 kg. 

            Ravagnolo et Misztral [24] ont déterminé que, lorsqu’on dépassele seuil de confort thermique de 72, la production laitière recule de l’ordre de  0,20  kg par augmentation d'une unité  de THI. [25] ont également constaté que  si les  valeurs  de THI sont  supérieures à 72, la production de lait baisse de 4 kg.

2.5. L’évolution de quantités d’eau bues au niveau des 05 exploitations

             La variation des quantités moyennes d’eau absorbées par vache laitière au niveau des 05 exploitations étudiées au cours de la période de mois d’octobre au mois d’avril, est représentée dans la figure 6

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  On remarque que, les quantités d’eau bues varient d’une exploitation à l’autre avec une valeur minimale de 74.11l / j enregistré au niveau de l’exploitation n° 05, et  une valeur maximale de 99.73 l / j enregistré au niveau de l’exploitation n° 04.

             En effet, la moyenne enregistré est de l’ordre de 84.4 ± 6.14 l / j, et l’analyse des paramètres qui influencent la quantité d’eau bue tel que l’indice de THI et MSI, nous donne une corrélation entre  la quantité d’eau bue avec le THI de l’ordre de (r = 0.8) et avec la MSI de l’ordre de (r = 0.391).

             Ainsi, la composition des aliments, la prise alimentaire, la production laitière, la température ambiante sont tous des facteurs affectant la consommation d’eau chez les bovins laitiers.

Conclusion

             A partir des résultats obtenus de notre étude sur l’effet des conditions climatique sur les performances des vaches laitière dans la région de Ghardaïa, il ressort que :

             La synthèse climatique globale sur les 10 dernières années a mis en évidence l’existence d’un stress thermique dans cette région pendant la période allant du mois d’avril jusqu’au mois d’octobre avec des valeurs de THI variant de 72.55  à 84.21, avec  l’absence total de stress thermique pendant la période allant du mois de novembre jusqu’au mois de mars car le THI<72.

             L’étude des rations distribuées nous a montré que le rationnement n’est pas maîtrisé, les 05 éleveurs ne prennent pas en considération ni le stade, ni le rang de lactation, ni les performances des animaux, ils ont distribués la même quantité de concentrés pour toutes les vaches.

             Sur le plan protéo–énergétique, les rations sont généralement déséquilibrées (suralimentation énergétique). Il y a une distribution exagérée des concentrés par rapport aux fourrages grossiers, ce qui engendre une suralimentation énergétique qui, en plus de l’élévation de coût de l’alimentation, peut entrainer des effets négatifs sur la production laitières (syndrome de la vache grasse, acidoses…)

             La production laitière et la quantité d’eau bue  ainsi que la température rectale des vaches se trouvent négativement affectées par le stress thermique. Une diminution de la production laitière journalière par vache en lactation de l’ordre de 18.49 % a été enregistrée entre mars et avril.

             A partir de tout cela,  et afin de  minimiser l’effet du stress thermique,  des stratégies d’adaptation doivent être mises en œuvre. Affectant la gestion de pratique de l’alimentation, de la reproduction et le contrôle de l’environnement thermique des bovins laitiers. On peut recommander :

·    Gestion des périodes de distribution des repas pendant les périodes fraiches de la journée,

·    L’accès permanant et libre des vaches à l’eau fraîche et renouvelée en quantité suffisante,

·    L’ajustement de la conduite de la reproduction (éviter les mi-bas aux périodes de stress thermique),

·    Le maintien de la fraicheur du milieu (ventilation et brumisation d’eau) pour stimuler l’ingestion,

·    L’adoption d’un programme de sélection et d’amélioration génétique pour obtenir des animaux bien adaptés.

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